Aux États-Unis, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage ont fortement augmenté pour atteindre 241 000 pour la semaine se terminant le 26 avril, soit une hausse de 18 000 par rapport à la semaine précédente et dépassant les attentes de 225 000. Ces chiffres, publiés par le ministère du Travail américain, indiquent le niveau le plus élevé de nouvelles demandes depuis le 22 février et suscitent des inquiétudes quant à la vigueur sous-jacente du marché du travail. Les demandes continues, qui offrent une perspective plus large en suivant les personnes bénéficiant d’allocations chômage depuis plus longtemps, ont augmenté de 83 000 pour atteindre 1,92 million. Il s’agit du niveau le plus élevé enregistré depuis le 13 novembre 2021.

Ces chiffres suggèrent un changement potentiel dans la dynamique du marché du travail, où les travailleurs licenciés pourraient avoir plus de difficultés à trouver un nouvel emploi. Une part importante de la hausse des demandes initiales s’est concentrée à New York, où les demandes non ajustées ont fortement augmenté pour atteindre 30 043. Les analystes attribuent en partie cette hausse à des facteurs saisonniers, comme les vacances scolaires de printemps, qui pourraient avoir temporairement affecté les niveaux d’emploi. Cependant, la tendance générale à la hausse observée dans plusieurs régions suggère que la hausse des demandes ne se limite pas à des événements localisés ou temporaires.
Dans le District de Columbia, les demandes d’allocations chômage ont continué d’augmenter, mais à un rythme plus modéré. La région de la capitale avait déjà enregistré une hausse notable des demandes d’allocations chômage, liée aux efforts déployés plus tôt dans l’année pour réduire les dépenses fédérales en personnel. Le rapport sur les demandes d’allocations chômage intervient dans un contexte de tensions économiques croissantes. Mercredi, le Département du Commerce des États-Unis a annoncé une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 0,3 % en rythme annualisé au premier trimestre. Il s’agit de la première baisse du PIB en trois ans. Ce ralentissement est imputable à la fois à une augmentation des importations en prévision des nouveaux droits de douane, à une consommation modérée et à une réduction des dépenses publiques.
Malgré la hausse des demandes hebdomadaires d’allocations chômage, les tendances à long terme n’ont pas encore radicalement changé. La moyenne mobile sur quatre semaines des demandes initiales d’allocations chômage, considérée comme un indicateur plus stable, a augmenté de 5 500 pour atteindre 226 000. Ce chiffre reste dans la fourchette générale observée ces derniers mois et suggère que, malgré une volatilité accrue, la situation générale du marché du travail reste relativement stable. Le ministère du Travail doit publier vendredi le rapport sur l’emploi non agricole d’avril. Les économistes anticipent une création nette d’emplois d’environ 133 000.
Les données hebdomadaires sur les demandes d’allocation chômage publiées jeudi ne seront pas incluses dans ce rapport, car elles ne correspondent pas à la période de référence utilisée pour les calculs de l’enquête sur les salaires. Les données actuelles reflètent un marché du travail soumis à une pression croissante dans un contexte économique défavorable . Si une partie de la hausse des demandes peut être influencée par des facteurs saisonniers ou administratifs, la tendance générale indique un ralentissement potentiel de l’embauche dans l’ensemble de l’ économie américaine. – Par le bureau de presse de MENA Newswire.
