L’Inde et le Royaume-Uni ont finalisé un important accord commercial bilatéral, décrit par le gouvernement britannique comme l’accord commercial le plus substantiel depuis le départ du pays de l’ Union européenne . Annoncé mardi, cet accord marque un approfondissement stratégique des liens commerciaux entre les deux nations et contraste avec les tensions commerciales persistantes entre les États-Unis et leurs partenaires commerciaux. Cet accord, qui devrait accroître les échanges bilatéraux annuels de 25,5 milliards de livres sterling (34,1 milliards de dollars), reflète une augmentation prévue de 60 % par rapport aux chiffres commerciaux de 2024.

Des représentants du gouvernement britannique ont déclaré que l’accord supprimerait ou réduirait les droits de douane sur un large éventail de produits, nombre d’entre eux devant être entièrement supprimés au cours de la prochaine décennie. Aux termes de l’accord, l’Inde a accepté de réduire les droits de douane sur les exportations britanniques , notamment le whisky, les dispositifs médicaux, les machines de pointe et l’agneau. Ces catégories de produits représentent certains des principaux intérêts d’exportation du Royaume-Uni sur le marché indien. En contrepartie, le Royaume-Uni réduira les droits de douane sur les produits indiens, notamment dans des secteurs tels que l’habillement, les chaussures et les produits alimentaires. Les responsables britanniques ont souligné que les consommateurs pourraient ainsi bénéficier de prix plus bas et d’une plus grande variété de produits.
Cette évolution intervient dans un contexte d’incertitude croissante concernant le commerce mondial, notamment alimentée par la politique américaine . Le président Donald Trump a instauré des droits de douane réciproques élevés qui entreront en vigueur le 8 juillet, à moins que de nouveaux accords ne soient conclus avec des pays comme l’Inde , le Japon et la Corée du Sud . Ces droits de douane, qui pourraient atteindre 50 %, suscitent des inquiétudes quant à un éventuel ralentissement économique plus important si aucune solution n’est trouvée.
Tandis que Washington poursuit les négociations, le Royaume-Uni a agi avec détermination. Ce dernier accord fait suite à des accords commerciaux antérieurs avec le Japon et d’autres pays tiers , qui s’inscrivent dans la stratégie commerciale post-Brexit du Royaume-Uni visant à diversifier ses partenariats économiques. L’accord conclu entre le Royaume-Uni et le Japon en 2020 devait ajouter 15,2 milliards de livres sterling (20,3 milliards de dollars) aux échanges bilatéraux. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a souligné la stratégie économique plus large qui sous-tend l’accord avec l’Inde, le présentant comme un pilier des efforts de son gouvernement pour renforcer l’économie nationale grâce à l’engagement international. Il a décrit cet accord comme une avancée vers la construction d’un environnement commercial plus sûr et plus dynamique.
Les experts du commerce ont salué l’accord, notamment dans le contexte des récentes tendances protectionnistes. L’Institute of Directors du Royaume-Uni a souligné que de tels accords sont essentiels pour protéger les entreprises de la volatilité des tensions commerciales mondiales. Ils ont souligné l’importance des partenariats qui favorisent l’ouverture et réduisent les barrières commerciales. L’Inde, désormais quatrième économie mondiale, représente un marché en pleine expansion pour les exportateurs britanniques. Les deux pays s’étant engagés à assouplir les restrictions commerciales, cet accord est perçu comme un effort mutuel visant à capitaliser sur leurs complémentarités économiques et à établir un cadre pour une coopération future. – Par le bureau de presse de MENA Newswire .
